Selon Télé Star, une nouvelle voix s’élève dans l’affaire qui concerne le chanteur Patrick Bruel, visé par plusieurs enquêtes pour des accusations de viols et d’agressions sexuelles. C’est une ancienne employée du Bataclan, Sabine Langaret, qui a décidé de briser le silence dans une interview publiée le samedi 6 juin sur BFMTV, en livrant un récit glaçant de ce qu’elle décrit comme une agression sexuelle survenue en 1992, lors du tournage d’une émission de télévision.
Dans l’ombre des coulisses
À cette période, Sabine Langaret, alors âgée de 22 ans et employée comme éclairagiste, raconte un épisode traumatisant qui remonte à près de trente-quatre ans. Lors d’un passage en coulisses du Bataclan, elle précise qu’un incident se serait produit dans un coin sombre derrière un rideau de scène. Selon ses dires, l’artiste Patrick Bruel aurait alors « coincé » la jeune femme contre un mur, l’embrassant dans le cou dans un geste qu’elle qualifie d’agression sexuelle.
Malgré sa tentative de repousser l’homme, elle affirme avoir été confrontée à une justification déconcertante de sa part. D’après elle, Patrick Bruel aurait alors déclaré : « Je ne sais pas, j’ai vu ton cou, il était joli, j’ai eu envie de l’embrasser. Cela ne t’est jamais arrivé de vouloir embrasser un cou ? »
Avant de s’éloigner, la star aurait lancé une dernière remarque, gravée dans la mémoire de la victime : « Au revoir joli cou, beau cou, bon coup. » Des mots qui, pour Sabine Langaret, résonnent comme une vision de sa personne réduite à un simple objet, une « outil pour son plaisir » dans cette narration qu’elle qualifie d’amère et déstabilisante.
Une parole longtemps refoulée dans un contexte judiciaire tendu
Si Sabine Langaret avait d’abord partagé son vécu avec ses proches à l’époque, elle n’avait jamais décidé de rendre son témoignage public. C’est la multiplication des témoignages contre Patrick Bruel, notamment sur les réseaux sociaux puis auprès de Mediapart, qui l’a encouragée à se confier davantage. La vague de témoignages a notamment confirmé à ses yeux l’importance de sa démarche, dans la perspective d’aider d’autres femmes à partager leurs expériences plus graves ou plus difficiles.
Ce geste de témoignage intervient dans un contexte judiciaire particulièrement lourd pour Patrick Bruel, qui fait actuellement l’objet d’au moins quatre enquêtes pour viols en France. À cela s’ajoute une procédure pour une agression sexuelle en Belgique. Le chanteur poursuit toujours à nier formellement toutes les accusations portées contre lui.
Ce dossier judiciaire, déjà complexe, a été relancé par des révélations publiques et remonte à une époque où les enjeux liés à la parole des victimes et à la présomption d’innocence se heurtent souvent, alimentant un débat sensible dans l’opinion publique.
Ces nouveaux témoignages, comme celui de Sabine Langaret relayé par Télé Star, viennent renforcer une dynamique qui pousse à une réflexion plus approfondie sur les abus dans le milieu du spectacle et sur le traitement réservé aux victimes. Pour l’instant, la justice poursuit son chemin, tandis que l’opinion s’interroge sur la véracité et la portée de ces accusations.
Retrouvez l’article complet sur Télé Star.
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