Selon Télé Star, l'affaire des viols de Mazan, qui a suscité l’émoi, va prochainement faire l’objet d’une adaptation télévisée. Quatre mois après la révélation de cette tragédie, TF1 a confirmé, ce jeudi 18 juin, le lancement officiel de ce projet intitulé Ne m’endors pas. Le récit s’inspirera librement des événements, notamment des livres Et j’ai cessé de t’appeler papa et Pour que l’on se souvienne, écrits par Caroline Darian, la fille de Gisèle Pélicot, qui accuse également son père, Dominique Pélicot, de viols.
Ce qui démarque cette adaptation, c’est la personnalité qui se cache derrière la projet : Laurie Cholewa, animatrice bien connue sur Canal+ et Europe 1, a décidé de s’engager dans cette démarche. Elle a été profondément touchée par sa rencontre avec Caroline Darian, une femme forte qui a choisi de faire de sa tragédie une lutte publique pour la protection des victimes. Laurie Cholewa, qui a également combattu un cancer, explique que cette démarche lui permet de sensibiliser le grand public au thème crucial du consentement et de la violence familiale.
Un casting porté par des figures reconnues
Le casting de la série s’annonce déjà prometteur. Dominique Blanc incarnera Gisèle Pélicot, tandis que Lola Dewaere prendra le rôle de Caroline Darian. La distribution sera complétée par Thierry Neuvic, Thierry Godard, Jérémi Covillault, Baptiste Carrion-Weiss et Claudia Bacos, parmi d’autres talentueux acteurs. La série sera une liberté narrative, s’inspirant de l’affaire réelle mais prenant aussi certaines libertés pour rendre l’histoire accessible et captivante.
Le récit se concentrera sur la perspective de la fille du couple Mazan, persuadée d’avoir été également victime de sa mère sous l’emprise de la soumission chimique, une thématique encore trop peu connue. La série s’attachera à dépeindre la lutte personnelle et collective contre cette forme de violence, pour mieux éclairer un enjeu de santé publique et de justice encore trop méconnu.
Les enjeux du projet : sensibiliser et lever les voiles
TF1 insiste sur le fait que cette fiction a pour ambition de « lever les voiles » sur une histoire profondément marquée par la douleur, le mensonge et la manipulation. La chaîne souhaite mettre en lumière une famille meurtrie, tout en sensibilisant le public à un phénomène représentatif de la violence conjugale et des abus sexuels. La production ambitionne aussi d’inciter à une réflexion collective sur la protection des victimes et l’importance du consentement.
Le synopsis dévoilé par TF1 présente Caroline Darian considérant son père comme « le plus grand prêcheur sexuel de ces 40 dernières années ». La série sera ainsi une forme de « consécration » pour elle, mais surtout un outil de sensibilisation. La productrice souligne que l’écriture de ce projet revêt un aspect thérapeutique, mais qu’elle vise aussi à ouvrir un débat socio-sanitaires majeur : celui de la soumission chimique, encore largement méconnue du grand public.
Ce projet s’inscrit dans une démarche de responsabilité sociale, encouragée par Laurie Cholewa, qui veut que la fiction devienne un vecteur d’information et de changement. La réalisatrice espère ainsi que cette œuvre contribuera à mieux protéger les victimes et à faire évoluer la société face à ces enjeux complexes.
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