Selon Télé Star, la récente mise en demeure de l’ARCOM à Radio France, révélée par plusieurs médias, a relancé la controverse sur la façon dont le service public de l’audiovisuel traite la représentation du Rassemblement national (RN). Le régulateur de l’audiovisuel reproche à Radio France de ne pas laisser suffisamment de place au parti présidentiel en journée, un critère jugé préoccupant à l’approche de la campagne électorale pour la présidentielle de 2027. D’après les chiffres relayés par Le Figaro, près de 60 % du temps de parole accordé aux représentants du RN sur Inter aurait été diffusé entre minuit et 6 heures du matin, tandis que plus de 70 % du même speech aurait été consacré à France Info dans cet obscure créneau. Un horaire où l’audience est généralement faible, ce qui soulève la question de la pertinence de ces mesures de répartition. La présidente du RN, Jordan Bardella, n’a pas tardé à réagir en dénonçant une atteinte démocratique. Selon elle, Radio France a volontairement sous-représenté le premier parti de France, en raison d’une erreur technique en cours de correction, qui, selon un porte-parole, ne permettrait pas de comptabiliser les temps de parole jour/nuit en raison d’un souci d’outillage. La polémique ne s’est pas limitée à cette déclaration, puisque la question de l’équité dans la couverture médiatique du RN continue d’alimenter le débat public. Continue la lecture sur Télé Star pour suivre l’évolution de cette affaire.
Les déclarations de Pascal Praud et la critique du traitement médiatique du RN
Ce contexte a également été remarké par Pascal Praud, animateur vedette de CNEWS, qui n’a pas hésité à s’en prendre frontalement à Radio France. Lors d’une émission, il a déclaré que la sous-représentation du RN sur les antennes publiques « n’étonnait personne ». Praud a même ironisé en affirmant que cette situation « ferait la une de Libération », tout en soulignant la tendance qu’il perçoit dans les médias, notamment sur France Inter, où, selon lui, les humoristes, journalistes et éditorialistes manifeste un « désintérêt » marqué pour le RN. Il a aussi pointé du doigt une posture de rejet qu’il juge exagérée, évoquant le fait que 35 à 40 % des Français votent pour ce parti, ce qui l’amène à questionner le fondement même de cette hostilité systématique. Pour lui, il s’agit d’un problème démocratique, car une partie importante de l’électorat se trouve marginalisée ou ignorée par ces médias.
La réaction du RN et la controverse sur l’indépendance de Radio France
De leur côté, les responsables du Rassemblement national n’ont pas tardé à réagir, dénonçant une nouvelle fois ce qu’ils considèrent comme un comportement insupportable de la part du groupe public. Marine Le Pen, en particulier, a qualifié la situation de « comportement censé faire preuve de pluralisme mais en réalité évident d’un parti de l’establishment qui évince le premier parti de France ». Sur X (ancienne Twitter), elle a souligné que Radio France pratique un mépris flagrant pour ses millions d’électeurs et dénonce une atteinte démocratique qui ne doit pas rester sans réponse. La députée et candidate insiste aussi sur la nécessité, à l’approche de l’élection, de faire mesurer le degré de cette atteinte à la pluralité et à l’impartialité, tout en appelant le gouvernement et les responsables de l’audiovisuel à prendre des mesures concrètes. La polémique ne semble pas prête de s’apaiser, alors que l’affaire fait déjà grand bruit dans le paysage médiatique français.
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