Selon Télé Star, Frédéric Lopez s'est lancé, lors de l'émission Un dimanche à la campagne diffusée dimanche dernier, dans une conversation intime avec Anne-Elisabeth Lemoine et Paul de Saint-Sernin. L'animateur a proposé aux deux invités de découvrir un peu plus leur passé familial en partageant des anecdotes peu connues. Les échanges ont rapidement dévoilé un point commun, à la fois inattendu et révélateur, dans leur rapport à la pudeur au sein de leurs familles respectives.
Le comédien et humoriste Paul de Saint-Sernin a profité de l'occasion pour évoquer son grand-père, qu'il a décrit comme un peule « Vito Corleone de l'Aveyron », en référence au célèbre personnage incarné par Marlon Brando dans Le Parrain. Il raconte que ce grand-père, avec ses 11 enfants et 43 petits-enfants, n'avait pas le temps de s'attarder sur des questions d'émotion ou de sentiment : « Il avait autre chose à faire » explique-t-il. Selon lui, ce grand-père était incapable de se rappeler les prénoms de ses petits-enfants, malgré l'amour qu'il leur portait. « C'était un concept abstrait, notre grand-père. C'était un monsieur qu'il ne fallait pas faire ch*er », confie-t-il, révélant une famille où l'émotion était peu exprimée et où la relation était plutôt pragmatique.
Une impudeur familiale partagée
Ce rejet des marques d'affection ou de reconnaissance par les membres de leurs familles respectives est un point qu'Anne-Elisabeth Lemoine a aussi abordé. Lors de l’émission, cette dernière a confirmé que dans sa famille, les démonstrations d’amour étaient rares, voire inexistantes : « On ne s’embrasse pas des masses. On ne se dit pas beaucoup ‘Je t’aime’ », témoigne-t-elle, précisant que tout allait très vite dans leur vie de famille. Paul de Saint-Sernin a enchaîné en décrivant cette impudeur comme étant la norme : « On a moins le temps ou l’occasion quand on a beaucoup d’enfants de demander ‘Qu’est-ce que tu ressens’ ou ‘As-tu faim, froid…’ », expliquait-il. Ainsi, cette approche pragmatique de l’affectivité semble être un trait commun au sein des familles de ces deux figures publiques.
Ce partage insolite souligne à quel point la gestion des émotions, souvent considérée comme une dimension essentielle de la vie familiale, peut varier d’un environnement à un autre. Dans le cas de ces familles, l’amour et la douceur paraissent se déployer à leur manière, plus par des actions que par des mots ou des gestes démonstratifs. Ce vocabulaire de l’impudeur, que l'on retrouve chez Anne-Elisabeth Lemoine et Paul de Saint-Sernin, illustre ainsi une certaine vision de la famille où l’amour ne s’exprime pas nécessairement par des démonstrations explicites mais par une présence compacte, voire silencieuse.
Un « super-pouvoir » pour Paul de Saint-Sernin
En évoquant son parcours, Paul de Saint-Sernin a également insisté sur l’impact de sa famille dans sa manière d’être et de travailler. Malgré une éducation stricte et sévère, il remercie ses parents pour lui avoir transmis un cadre précis, lui permettant de développer ce qu’il décrit comme un « super-pouvoir » : la capacité à dire la vérité comme il l’a toujours faite. Selon lui, ce métier d’humoriste, parfois perçu comme un art de la punchline ou de la provoc, lui confère cette aptitude unique à être explicitement lui-même. « Je peux dire la vérité comme je l’ai toujours fait parce que je ne sais pas faire autrement. Et je peux le dire, et on va me remercier de le dire », affirme-t-il.
Ce trait de caractère, qu’il qualifie de don, s’inscrit dans la logique de son travail sur le plateau de Quelle époque !, où la sincérité et la franchise font partie intégrante de sa personnalité et de sa carrière. Diagnostiqué comme étant à haut potentiel intellectuel (HPi), avec un trouble du spectre autistique, Paul de Saint-Sernin compare également son métier à un « super-pouvoir » dans la mesure où cela lui permet de rester fidèle à lui-même, malgré les impressions ou pressions extérieures. L’émission de Frédéric Lopez a ainsi permis de révéler, de façon peu conventionnelle, cette facette authentique et impudique, qui lui est chère.
Pour résumé, cet épisode illustre mieux que tout l’impact de l’éducation sur la gestion des émotions et la manière dont cette dernière peut se transmettre ou se taire dans certaines familles. Télé Star met en lumière une facette peu connue de ces deux personnalités, soulignant que, derrière leur professionnalisme et leur verve, se cache une certaine impudeur familiale, qu’ils ont acceptée comme faisant partie intégrante de leur identité.
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