D’après les informations publiées par Télé Star, l’affaire autour du documentaire consacré à Patrick Bruel, diffusé sur CNews, s’est épaissie depuis ce vendredi 13 juin. Médiapart a en effet accusé plusieurs intervenants d’avoir été induits en erreur quant à la destination de leurs témoignages, posant la question d’éventuelles manipulations ou pratiques douteuses dans la réalisation du programme.
Selon le média en ligne, la journaliste Marine Turchi, qui a mené des entrevues pour le documentaire, aurait accepté de s’exprimer devant une équipe qui se présentait comme travaillant pour RTL Belgique. La publication indique que cette journaliste aurait été approchée dans le cadre de révélations sur des comportements présumés de Patrick Bruel. Médiapart affirme également que ses déclarations auraient fini dans le contenu diffusé sur CNews, sans que Bruel ou ceux impliqués dans son entourage aient été prévenus de leur finalité.
En parallèle, le média d’Edwy Plenel détaille que sa propre équipe aurait, à l’origine, ignoré que le documentaire devait être diffusé sur la chaîne française. La diffusion sur CNews ne serait survenue qu’après une cession de droits, expliquent-ils, précisant que cette pratique, courante dans l’industrie audiovisuelle, permet la vente de formats à l’international. Ce procédé serait conforme aux démarches habituelles, indiquant que les droits d’exploitation ont été cédés à la chaîne belge RTL TVI, puis, par extension, à d’autres diffuseurs, y compris en France.
Les réactions de Guillaume Genton et la position de la chaîne
Lorsque Guitton Genton, ancien animateur de Touche pas à mon poste, a été interrogé sur ces accusations, il n’a pas tardé à réagir. Selon lui, le documentaire, produit par sa société, aurait été commandé et réalisé pour une chaîne belge, RTL TVI. Il nie tout manquement éthique, affirmant que, lors du tournage, aucune diffusion en France ne était envisagée, et que la mise à disposition pour CNews est intervenue uniquement après la cession des droits. Il insiste sur le fait qu’il s’agit d’une pratique courante, où les droits de diffusion sont souvent transférés à l’international, puis à différentes chaînes.
En réponse, Médiapart a précisé qu’il se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre d’éventuelles méthodes qu’il considère comme contraires à l’éthique professionnelle. La rédaction du média a insisté sur le fait que, selon ses investigations, aucune erreur ou manipulation n’aurait été tolérée lors de la réalisation, ni par les équipes ni par la société de production.
De son côté, Cyril Hanouna a apporté son soutien à la version de Genton, en précisant que tous les participants auraient signé une autorisation de diffusion. Cette dernière aurait explicitement mentionné une exploitation sur RTL TVI, ainsi que sur toute autre chaîne ou plateforme souhaitant diffuser le contenu.
Ce différend met en lumière les enjeux liés à la production audiovisuelle, notamment la question des droits, des démarches éthiques et de la transparence vis-à-vis des intervenants. La controverse soulève également des interrogations sur l’indépendance des investigations et la manière dont certains contenus sont montés, parfois à l’étranger, avant leur diffusion en France.
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