Selon Télé Star, la polémique autour d’Emmanuel Barré, chroniqueur à Radio Nova, a pris une tournure polémique après ses propos incendiaires à l’encontre de Sophia Aram, diffusés le dimanche 10 mai. L’humoriste et animatrice de 52 ans a rapidement réagi, le lendemain, via son compte X (anciennement Twitter), en dénonçant un mode de fonctionnement qu’elle qualifie de « mécanique d’acharnement ». D’après elle, ce type de harcèlement, qu’elle compare à une « meute », vise à la disqualifier à travers des accusations infondées et diffamatoires telles que le racisme ou l’islamophobie, et ce, sans aucun argument sérieux pour étayer ces attaques.
Les propos choquants d’Emmanuel Barré et leur contexte
Lors de son intervention radiophonique, Emmanuel Barré a déclarée : « Si je devais choisir entre regarder l’Eurovision et regarder le spectacle de Sophia Aram, je me suiciderais ». Il a également ajouté, dans un ton sarcastique, qu’il lui souhaitait de devenir daltonienne pour traverser au feu rouge, puis de revenir en marche arrière. Ces mots, prononcés avec des guillemets et une ironie évidente, ont été perçus comme violents et surtout très blessants. L’humoriste de France Inter n’a pas tardé à dénoncer la nature de ces propos, qu’elle qualifie de « vrai génocide », et a expliqué qu’elle aurait envie de lui répondre par une « Kangoo imaginaire » dans la figure.
La réaction de Sophia Aram : dénonciation d’un harcèlement systématique
Le lendemain, Sophia Aram s’est emparée de ses réseaux sociaux pour répondre directement à Emmanuel Barré. Sur son compte X, elle a exprimé sa perception d’une volonté délibérée de l’atteindre dans le cadre d’une « mécanique d’acharnement ». Elle a notamment souligné que ces attaques semblent relever d’un harcèlement massif, mêlant accusations absurdes, gratuites, et surtout répandues par ce qu’elle qualifie de « meute » violente. Elle a également pointé la nature politique de cet acharnement, l’accusant de vouloir faire taire une humoriste qui n’hésite pas à critiquer frontalement l’extréme gauche, ses positions dogmatiques sur le conflit israélo-palestinien ainsi que sa vision de l’islamisme radical.
Une critique déjà présente dans son parcours médiatique
Cela n’est pas la première fois que Sophia Aram est la cible de critiques. Sur France Inter, elle a été notamment qualifiée, en mars dernier, d’« islamophobe » par Julie Conti, lors de l’émission La Bande Originale. Des accusations qui n’ont pas été sans conséquence dans son image publique. Même avant cette polémique, des humoristes tels que Guillaume Meurice ou Blanche Gardin l’ont déjà pointée du doigt, notamment lors de leur réception de prix comme le Molière de l’humour respectivement en 2018 ou dans leurs sketches, pour des critiques perçues comme acerbes contre ses prises de position ou son style.
Une motivation perçue comme profondément politique
Dans son message, Sophia Aram insiste sur le fait que cette campagne de dénigration va bien au-delà d’un simple conflit de personnages publics. Elle parle d'une « mécanique d’acharnement » dont l’objectif serait de la faire taire en la marginalisant par des accusations infondées de racisme ou d’islamophobie. Plus largement, elle évoque la dimension politique de cette hostilité, accusant cette « police de la pensée » dévoyée d’être encouragée et financée par Matthieu Pigasse, personnalités et milieux qui, selon elle, instrumentalisent ces discours pour asseoir un contrôle plus large sur la pensée critique dans les médias et la culture.
Ce contexte révèle une complexité accrue dans le climat actuel des débats médiatiques et politiques en France, où les personnalités comme Sophia Aram sont systématiquement mises en cause, parfois avec la complicité de certains milieux médiatiques ou artistiques. La journaliste et humoriste affirme ainsi que cet acharnement cache une motivation idéologique, visant à étouffer toute critique radicale contre certaines positions politiques ou certains acteurs influents du pouvoir.
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