Selon Télé Star, *Star City*, la nouvelle série proposée par Apple TV+, ouvre ses portes sur un univers où des combinaisons rouges, des regards fixant la Lune et des couloirs équipés de micros intrigueurent le spectateur. La question qui se pose immédiatement : cette production, qui évoque un thriller soviétique, est-elle tirée d’une histoire vraie ou n’est-il qu’un scenario original imaginé par ses créateurs ?
Développée comme un spin-off de la célèbre uchronie *For All Mankind*, *Star City* se concentre sur la perspective soviétique de la conquête spatiale. La série relate une période où une base mystérieuse, située aux portes de Moscou, sert de laboratoire pour une aventure spatiale hors normes. Le récit met en scène une lutte entre cosmonautes, ingénieurs, agents du KGB et la volonté soviétique d’envoyer la première femme sur la Lune. Une idée si crédible qu’elle alimente la curiosité : dans quelle mesure cette fiction se rapproche-t-elle de la réalité historique ?
*Star City* sur Apple TV+ : une relecture de la conquête lunaire
Historiquement, ce sont les Américains qui ont eu l’honneur de poser le premier homme sur la Lune, le 21 juillet 1969, dans le cadre du programme Apollo. Cependant, dans l’univers de *For All Mankind* et de *Star City*, l’URSS aurait pris de l’avance en faisant atterrir le cosmonaute Alexeï Léonov, un véritable personnage dont la mission a réellement marqué l’histoire du spatial soviétique. La série pousse plus loin en imaginant une mission pilotée par l’Union soviétique pour envoyer la première femme sur la Lune, un scénario encore jamais réalisé dans la réalité.
Les créateurs de la série, Ben Nedivi et Matt Wolpert, ne dissimulent pas leur choix d’une approche uchronique. Wolpert précise que leur ambition était de faire de cette série une œuvre indépendante, qui ne se limite pas à être une simple extension de *For All Mankind*. Il insiste sur le fait que leur objectif était de raconter une autre histoire dans cet univers, sans faire simplement intervenir des personnages déjà évoqués dans la série mère. Il s’agirait donc davantage d’un « compagnon » que d’un spin-off traditionnel.
Une fiction librement inspirée de la réalité historique
Comme *For All Mankind*, *Star City* mêle habilement personnages fictifs et figures historiques. La série intègre notamment Sergueï Korolev, considéré comme le directeur de la véritable programme spatial soviétique, incarné ici par Rhys Ifans, ainsi que le célèbre cosmonaute Alexeï Léonov, qui fut en effet le premier homme à effectuer une sortie extravéhiculaires dans l’espace. La série exploite également la réalité du programme féminin soviétique, ayant permis à Valentina Terechkova de devenir la première femme en orbite, même si aucune n’a marché sur la Lune.
Il est important de souligner que si la série tisse un lien avec des figures et des événements réels, elle ne prétend pas être une biographie fidèle ou une reconstitution exhaustive. La véritable *Cité des étoiles*, destinée à l’entraînement des cosmonautes et baptisée en hommage à Youri Gagarine, vivait sous l’œil vigilant du KGB et était en grande partie secrète, ce qui laisse une large marge à l’imagination pour ses scénaristes.
Pour autant, Wolpert insiste sur le fait que ce projet vise à offrir une narration originale plutôt qu’une simple copie de faits historiques. La série s’inscrit dans une veine de fiction qui imagine ce qui aurait pu se produire si la course à l’espace avait emprunté un autre chemin, en centrant l’action sur l’URSS et ses ambitions. La frontière entre histoire et fiction demeure donc floue, mais le but est clair : divertir tout en faisant réfléchir sur cette période fascinante de la Guerre froide.
En définitive, *Star City*, selon Télé Star, n’est pas une œuvre qui se veut monument historique, mais une fresque imaginée sur un point de divergence précis dans la course à l’espace. La série s’appuie sur une ville secrète soviétique réelle, Korolev, et des figures de l’époque pour bâtir une intrigue captivante, parsemée de mystère et de paranoïa. Elle offre ainsi une réinterprétation audacieuse du passé, tout en conservant une certaine authenticité dans ses personnages et ses enjeux historiques. La série invite le spectateur à explorer une alternative plausible à ce que nous savons de la conquête lunaire.
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