Selon Télé Star, Marion Cotillard, l'une des actrices françaises les plus emblématiques du cinéma contemporain, revient sur une période particulièrement compliquée de sa carrière. Huit mois après avoir été l’invitée du 20 Heures de Léa Salamé, elle se prépare à présenter deux nouveaux films lors du Festival de Cannes, mais l’expérience liée à ses rôles passés demeure présente dans sa mémoire.
Le premier, intitulé Roma Elastica, devait être projeté lors d’une séance de minuit. Réalisé par Bertrand Mandico, il met en scène une actrice française qui, dans le contexte de la capitale italienne au début des années 1980, tourne un film tout en étant confrontée à une immersion dans une réalité complexe et délicate. Le second film, très attendu, est Karma, une collaboration avec Guillaume Canet, son compagnon pendant près de vingt ans, qui a été présenté en sélection officielle mais hors compétition. Dans cette œuvre, Marion Cotillard joue une femme qui se réfugie dans une communauté religieuse pour échapper à la police, soupçonnée d'être impliquée dans la disparition de son filleul. Une intrigue intense qui, de l’avis de la star, témoigne de la difficulté à se défaire de certaines expériences extras dans sa carrière.
Un rôle qui a hanté Marion Cotillard
Depuis la sortie de La Môme en 2007, rôle qui a propulsé sa carrière internationale en lui valant de multiples prix, Marion Cotillard a connu une réussite considérable. Pourtant, cet épaississement récent de son parcours est marqué par une véritable plongée psychologique évoquée dans un article de Vanity Fair. La comédienne a confié avoir été longtemps hantée par l’intensité de son rôle, une transformation qui a demandé un travail physique et mental considérable, notamment à travers de longues heures de répétition et de maquillage.
Elle se remémore qu’elle a été perçue comme « une personne à moitié folle » lorsqu’elle évoquait cette période. Plus profondément, Marion Cotillard raconte avoir vécu des expériences allant jusqu’à des exorcismes, avec du sel et du feu, dans une quête pour se libérer de cette influence. Elle précise avoir tenté de s’échapper en partant à Bora Bora, puis en visitant le Pérou et le Machu Picchu, se soumettant à d’anciennes cérémonies chamaniques afin de se purifier. La raison de cette tourmente ? La peur d’avoir été abandonnée dans son enfance, et la crainte de finir seule, une anxiété qui a exacerbé cette phase délicate de sa vie.
Une expérience qui a failli mettre sa santé mentale en danger
Ce parcours intense a eu des répercussions sur la santé mentale de Marion Cotillard. La star a exploré divers univers artistiques, passant du cinéma d’auteur à la comédie musicale, en travaillant avec des réalisateurs aussi prestigieux que Michael Mann, Rob Marshall, Christopher Nolan, Woody Allen, ou encore en revenant en France avec des films comme Mal de pierres ou Rock’n’roll. Cependant, malgré cette diversité, elle reconnait qu’il a fallu « y aller au pied de biche » pour se défaire de l’ombre de La Môme et des attentes liées à ce rôle emblématique.
Aujourd’hui, Marion Cotillard se remémore cette période avec une certaine légèreté, affirmant que « quand j’y pense, rien de tout cela n’était normal ». Elle confie également qu’elle perçoit cette expérience comme une sorte d’« ordre schizophrénique », tout en précisant qu’elle se considère généralement comme une personne saine d’esprit — même si, entre-temps, elle a compris qu’il y a souvent des personnes moins équilibrées pour assurer le bien-être général. Un regard lucide sur un parcours où l’intensité artistique a parfois flirté avec la détresse mentale, un témoignage que Télé Star relaye avec attention.
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