Selon Télé Star, Flavie Flament a déjà brisé le silence sur ses traumatismes liés à des abus durant son adolescence, et ce, bien avant la vague de révélations publiques qui a émergé ces dernières années. La journaliste et ancienne animatrice, qui fête ses 52 ans ce jeudi 2 juillet 2026, avait en effet évoqué ces sujets lors de la diffusion d’un téléfilm sur France 3 en 2017, où elle jouait son propre rôle. Au cœur de cette fiction, elle racontait notamment ses souvenirs enfouis et ses crises d’angoisse, notamment liées à la mort de son grand-père, crises qu’elle avait finalement décidé de consulter un professionnel pour surmonter.
Ce téléfilm, dont la genèse remonte à une proposition de France 3 en 2016, devait adapter le livre autobiographique de Flavie Flament, La Consolation. La présence de l’ancienne Miss OK ! 1988 dans cette œuvre ne devait pas seulement servir de support à une mise en lumière de son parcours, mais aussi transmettre un message plus profond sur la mémoire, la reconstruction et la difficulté de faire face à certains souvenirs longtemps refoulés. L’implication de Flavie dans cette production était réelle, puisqu’elle s’était exprimée sur le plateau de Vivement Dimanche en novembre 2017, déclarant qu’elle considérait cela comme une occasion supplémentaire d’“faire passer un message”.
Un retour sur les traumatismes et la conscience collective
Dans ce téléfilm, porté par Émilie Dequenne dans le rôle de la Flavie Flament adulte, l’histoire se concentre sur la mémoire et le traitement des traumatismes. La fiction met en scène la confrontation de l’animatrice avec ses souvenirs d’adolescente, incarnée par Lou Gable, lors de crises d’angoisse liées à la perte de son grand-père. La scène de cette remontée de souvenirs a été une étape cruciale dans sa démarche de reconstruction, puisque Flavie Flament a aussi expliqué avoir fait appel à un psychiatre pour l’aider à faire face à ces épisodes douloureux.
Ce témoignage fictif s’appuie sur des faits réels et sur l’histoire d’une femme qui a voulu, à plusieurs reprises, porter plainte pour des abus. Cependant, elle a rencontré des obstacles, notamment en raison des délais légaux. Flavie Flament a confié à plusieurs médias que le délai pour déposer plainte contre ses agresseurs avait été dépassé, ce qui a pesé dans sa décision finale de ne pas poursuivre en justice à l’époque. Elle précise : “J’ai mis tellement de temps à me souvenir…”, évoquant la complexité de retrouver la mémoire de certains événements et la difficulté à faire reconnaître ces maltraitances après tant d’années.
Conflit entre vérité personnelle et cadre légal
Lors de ses déclarations, elle a aussi pointé du doigt les limites du système judiciaire français, notamment en ce qui concerne la prescription des crimes sexuels sur mineurs. Elle a expliqué que, même si elle souhaitait déposer une plainte, les délais légaux avaient été dépassés, ce qui l’a amenée à remettre en question ce cadre et à réfléchir à la manière dont la société traite ces violences. Elle a également souligné le poids de cette expérience dans sa réflexion sur la mémoire et la libération de la parole, insistant sur le fait que “libérer la parole est un cercle vertueux”.
Retrouvez l’article complet dans Télé Star, qui retrace cette démarche personnelle et publique de Flavie Flament, notamment à travers la fiction qu’elle a acceptée d’incarner. Ce téléfilm demeure une œuvre marquante sur la mémoire, la reconstruction et le combat contre l’oubli, mais aussi une réflexion sur la justice face aux victimes de violences sexuelles. En racontant cette expérience, elle a voulu briser le silence et encourager d’autres victimes à se manifester, dans un contexte où le sujet est devenu plus visible dans l’espace public.
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