Selon Télé Star, Sarah Biasini, actrice th��âtre et autrice, a récemment livré un regard poignant sur l'absence de sa mère, la célèbre Romy Schneider. Celle-ci est décédée le 29 mai 1982, alors que Sarah n'avait que 4 ans et demi, laissant derrière elle un vide qui ne semble jamais se combler, malgré les décennies passées. Son témoignage met en lumière l'impact durable de cette perte sur sa vie et son rapport à la figure maternelle.
Depuis la disparition de Romy Schneider, Sarah Biasini continue de porter un lourd héritage, tant en tant qu’artiste qu’en tant que fille. Qu’elle soit interviewée ou en scène, chaque prise de parole semble raviver le souvenir de cette mère iconique, toujours présente dans ses pensées et profondément ancrée dans sa conscience. La jeune femme a récemment publié son deuxième roman, Jouer l’amant (éd. Stock), où elle explore des thèmes liés à l’amour, à la perte et à l’héritage familial. Mais derrière ses projets artistiques, la douleur de l’absence demeure un fil conducteur de son existence.
Le traumatisme d’une perte précoce
Ce qui marque dès l’enfance, c’est cette scène de souffrance que Sarah Biasini évoque avec émotion dans une interview à France Inter. La mort de Romy a figé son âge mental à 4 ans et demi. Elle confie qu’elle reste, malgré tout, incapable de regarder certains spectacles où sa mère pleure à l’écran, trouvant cela « d’une perversion et d’un voyeurisme malsain ». Ce souvenir de cette scène de douleur, si intense, lui a laissé une empreinte durable, nourrissant un processus de reconstruction difficile.
La jeune femme raconte que son enfance a été marquée par des silences et des récits rapportés, visant à préserver l’image lumineuse de Romy Schneider : des petits-déjeuners du dimanche, des vacances, des anniversaires où la mère apparaissait comme une femme joyeuse et rayonnante. Pourtant, derrière cette façade, Sarah a tenté, durant toute son enfance, de recoller ces morceaux fragmentés pour se faire une idée équilibrée de sa mère, souvent idéalisée par son entourage.
Le défi de concilier l’icône et la mère
En devenant adulte, Sarah Biasini a dû apprivoiser cette star que le public adore, tout en gardant en elle l’image de cette femme qu’elle a peu connue. Elle confie qu’elle jongle constamment entre le souvenir qu’elle a de Romy Schneider et son intérêt pour la femme derrière la star. Elle précise avoir longtemps cherché dans les films de sa mère des traces de tendresse maternelle, notant qu’« avant, je ne cherchais que la mère. Or, c’était très difficile de trouver la mère dans les films ».
Désormais, elle s’autorise à voir dans la prestation de Romy Schneider une artiste extraordinaire, admirant notamment la sincérité et la pureté de son jeu d’actrice. Certains de ses films, tels que César et Rosalie, sont devenus pour elle des refuges, des espaces où elle redécouvre une femme de son époque, tout en étant confrontée à l’ombre de cette mère qu’elle cherche toujours à comprendre.
Une quête infinie du lien maternel
Sarah Biasini explique que, pour elle, la recherche de sa mère ne cessera jamais : « Je chercherai éternellement la mère et personne ne me la donnera. Je n’en aurai jamais assez. Je l’ai acceptée ». Elle avoue que choisir le métier de comédienne a été en partie motivé par ce souhait de retrouver ce qui lui a manqué. Sur scène ou devant une caméra, elle sent la présence de Romy à ses côtés, comme une figure tutélaire qu’elle souhaite encore mieux connaître.
Dans son documentaire La beauté du ciel, où elle revient sur son histoire d’enfant orpheline, certains moments l’émouvant profondément. Elle évoque notamment une rencontre avec Michel Piccoli, partenaire et ami de sa mère, qui lui a aussi laissé une forte impression, soulignant à quel point ce lien avec celle qui lui a tant manqué reste une quête vitale. Entre la scène, l’écriture et sa petite fille, Sarah Biasini continue ainsi de dialoguer avec la mémoire, cherchant désespérément à comprendre et à ressentir celle qui a façonné sa vie.
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