Selon Télé Star, la polémique autour de l’environnement de travail de la série Plus belle la vie continue de faire surface. Après la diffusion d’un article dans Libération accusant la directrice de collection, Mariem Hamidat, et son mari, le scénariste Thomas Fecchio, d’entretenir un management brutal et toxique, cette dernière a décidé de sortir du silence en apportant sa propre version des faits.
Le feuilleton quotidien, lancé pour la première fois sur France 3 en 2004, s’était officiellement arrêté en 2022 avant de renaître en 2024 sur la chaîne TF1. Ce contexte en soi déjà complexe est désormais éclaboussé par des accusations graves. Selon plusieurs témoins cités par Libération, Mariem Hamidat aurait exercé un management qualifié d’humiliant, intimidant, voire brutal, avec des témoignages évoquant des humiliations quotidiennes et une volonté de détruire certains employés. La récurrence de ces critiques soulève la question d’un climat de travail particulièrement toxique, qui aurait eu des répercussions sur la santé mentale des collaborateurs, comme certains témoignages le laissent entendre.
Les réactions de Mariem Hamidat
Face à ces accusations, Mariem Hamidat a choisi de répondre dans les colonnes de Libération. Elle y explique qu’elle souhaite exercer son droit de réponse face à la description qui serait faite d’elle dans l’article. La responsable affirme que ces témoignages mentionnent un management basé sur des humiliations, des intimidations, des hurlements ou encore du dénigrement, des pratiques qu’elle nie catégoriquement. Selon ses propos, sa gestion a toujours été guidée par la rigueur, le respect et l’exigence, dans un contexte de production quotidienne particulièrement exigeant.
Elle insiste également sur le fait qu’elle n’a jamais exercé d’« emprise psychologique » sur quiconque, ni usé de manipulation ou de techniques telles que le « chaud-froid ». Mariem Hamidat précise que, dans ce milieu sous forte pression, elle a toujours veillé à maintenir un cadre professionnel où la rigueur et le respect étaient de mise, même si cela impliquait parfois d’absorber des charges de travail supplémentaires pour soutenir ses collègues. Elle se défend en assurant que jamais elle n’a poussé quelqu’un à faire un burn-out et rappelle que les arrêts maladie évoqués n’étaient liés qu’à son mari, Thomas Fecchio, ou à d’autres personnes en dehors de sa gestion directe.
Une gestion contestée et une version des faits
Dans ses déclarations, Mariem Hamidat met en avant le fonctionnement collectif de la production, soulignant qu’elle n’était pas seule décisionnaire, mais que ses responsabilités s’inscrivaient dans un cadre structuré, avec une répartition claire des rôles. Elle affirme que la vision qui est donnée d’elle dans l’article ne correspond pas à sa réalité professionnelle ni à son expérience tout au long de ces années. La productrice souligne qu'elle a toujours été attachée à la série et aux équipes qui y ont travaillé, et que l’image donnée d’elle comme d’une figure oppressante ne reflète en rien sa pratique quotidienne.
Enfin, elle critique vivement la présentation de son rôle dans les ateliers d’écriture, expliquant que son activité, en tant que directrice ou co-auteur, s’inscrivait toujours dans une dynamique collective, avec peu de pouvoir décisionnel individuel. La responsable dénonce également l’amalgame effectué avec ses fonctions et les accusations d’humiliation ou de brutalité, qu’elle qualifie de déformées et infondées.
Ce déballage intervient dans un contexte où la question du management dans l’audiovisuel est particulièrement sensible, notamment après plusieurs révéations sur le climat de travail dans différentes productions françaises. Télé Star rappelle que ces accusations, si elles restent à confirmer, auront des répercussions importantes sur la réputation et l’image du secteur.
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