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Séries TV 4 min de lecture

Plus Belle La Vie : la créatrice Mariem Hamidat évincée après plusieurs accusations de harcèlement

D'après Télé Star, la showrunner Mariem Hamidat a été licenciée de la série télévisée Plus Belle La Vie suite à une enquête révélant un management toxique. Retour sur les faits et les enjeux de cette rupture brutale.

Selon Télé Star, une rupture majeure secoue actuellement l’univers de Plus Belle La Vie, la série télévisée culte diffusée sur France 2. La figure emblématique ayant en charge la création et la direction de la série, Mariem Hamidat, a été officiellement évincée de l’équipe, une décision rendue publique par la presse ce jeudi 14 mai. La cause majeure avancée : un management qualifié de toxique, ayant entraîné de graves difficultés pour plusieurs membres de l’équipe, notamment des burn-outs et des arrêts maladies prolongés.

Une sortie inattendue et un management dépeint comme brutal

Tout aurait commencé avec la publication d’un article dans Libération au 22 avril dernier. Ce rapport dénonçait les méthodes de travail de Mariem Hamidat, nommée à la tête de la série en 2024, lors de la reprise de Plus Belle La Vie par TF1. La journaliste a décrit une gestion caractérisée par des méthodes « agressives et humiliantes », ce qui aurait contribué à instaurer un climat professionnel particulièrement tendu. Selon l’article, la responsable aurait été à l'origine d’un « management toxique » qui aurait généré un fort stress chez ses collaborateurs.

Les témoignages recueillis évoquent des situations de burn-outs à répétition, des insomnies chroniques, ainsi que des troubles anxieux. Certaines journées de travail se termineraient même à 4 heures du matin, témoignant d’un rythme intensif et d’un environnement professionnel difficile. La situation aurait été si pesante que certains employés se seraient vus contraints de prendre de longues pauses ou des arrêts maladie pour gérer leur état de santé mentale.

Des méthodes contestées et des départs en masse

La presse mentionne que plusieurs scénaristes auraient dénoncé un dénigrement quasi-systématique de leur travail, accompagnant une organisation perçue comme une machine de guerre. Les auteurs rapportent une organisation où la créativité serait subordonnée à une forte instabilité émotionnelle et à des exigences excessives. Un d’entre eux décrit la directrice de collection comme une figure « machine de guerre », insistant sur un rythme effréné de réécriture et de production, où l’humain deviendrait secondaire. L’éviction de Mariem Hamidat n’a pas été un cas isolé. Elle a été accompagnée d’un départ conjoint de son mari, Thomas Fecchio, directeur de l’atelier arches A, chargé des intrigues principales et lui aussi accusé de maltraitance professionnelle par plusieurs scénaristes. La relation professionnelle et personnelle entre Mariem Hamidat et Thomas Fecchio est ainsi entrainée dans cette crise, sinuant une atmosphère de dissensions dans les coulisses du feuilleton. Les chiffres évoqués par Libération donnent également un aperçu de la situation économique de ces scénaristes : leur rémunération, variable, oscille entre 1400 et 2000 euros bruts par semaine, selon leur rôle et ancienneté, avec une organisation hybride reposant sur un salaire hebdomadaire et des droits d'auteur. L’organisation, qualifiée de flux tendu, semble avoir été un facteur aggravant du mal-être général.

Une organisation perçue comme déshumanisante

Dans l’enquête de la presse, certains scénaristes décrivent une organisation où la créativité serait « mêlée à une forte instabilité émotionnelle ». Une source qualifie même la gestion de la directrice de collection de « machine de guerre », soulignant la surcharge de travail et la répétition constante de l’écriture, jusqu’à dévaloriser la dimension humaine. Une autre témoin évoque une posture de sacrifice, considérant sa charge de travail comme une sorte de martyre, allant jusqu’à penser qu’elle justifie que tout le monde doive « souffrir autant qu’elle ». Les critiques ne s’arrêtent pas là : certains évoquent une volonté consciente de « détruire des gens » ou encore une « mécanique de la peur » instaurée dans le processus de travail, où la critique devient brutale et sans nuance. La situation contraste fortement avec l’image véhiculée par la série elle-même, qui, depuis ses débuts en 2004, a toujours voulu incarner des valeurs de solidarité et d’estime mutuelle. La différence apparente entre l’image publique de Plus Belle La Vie et ses coulisses jette une lumière crue sur la complexité des séries françaises en émission continue.

Pour l’heure, le groupe Studio TF1 maintient le silence en ce qui concerne ces départs, se contentant de confirmer la sortie de Mariem Hamidat sans donner davantage de précisions. La série, qui a su conquérir plus d’un million de téléspectateurs à l’antenne, semble désormais faire face à une crise interne majeure, dont les conséquences restent à observer pour la suite de sa production.

Retrouvez cet article en intégralité sur Télé Star.

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#PlusBelleLaVie #harcèlement #management toxique #série française #TF1 #coulisses

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