D'après les informations publiées par Télé Star, Pascal Soetens, ancien animateur de Pascal, le grand frère, fait actuellement l'objet d'une procédure judiciaire suite à ses déclarations publiques jugées provocatrices et potentiellement incitantes à la violence envers un mineur. Ces propos ont été tenus suite à la publication d'une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle un jeune de 14 ans, surnommé Hamza La Douane, est filmé en train de provoquer des passants et des policiers au canal Saint-Martin.
Lors d’un débat télévisé, Pascal Soetens s’est exprimé sur cette affaire en évoquant sa vision de l’éducation. Selon lui, le dialogue ne saurait suffire dans certains cas, et il a clairement exprimé qu’il fallait désormais « agir physiquement ». Il a parlé d’une « claque pédagogique », la décrivant comme « une petite claque qui va bien », visant à créer un « effet de surprise ». Il n’a pas exclu qu’il y ait « une deuxième puis une troisième claque » si l’adolescent poursuivait ses « conneries ». Ces propos ont rapidement été relayés et ont suscité une réaction vive dans l’opinion publique.
Une plainte pour apologie de la violence déposée par la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines
Face à la polémique, une association, la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR), a décidé de saisir la justice. Selon Marie-France, qui relaie cette information, l’association a transmis un document au parquet où elle estime que les déclarations de Pascal Soetens pourraient constituer une « provocation publique à commettre des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne », ainsi qu’une « apologie de la violence ».
Leur objectif est que la justice précise si un éducateur médiatique peut publiquement encourager à frapper un mineur clairement identifiable. Michael Bastien, président fédéral de la LDVR, explique que ces propos relèvent d’une « apologie de la violence caractérisée contre un mineur ». Il considère que « ce que ce personnage dit, fait et prône est honteux » et que ces déclarations alimentent une banalisation des violences éducatives.
Les enjeux et la distinction entre fiction télévisuelle et violence réelle
Forcément, la question de la responsabilité d’un personnage médiatique face à de telles affirmations se pose. La LDVR insiste également sur le fait que la recherche de visibilité à tout prix sur les réseaux sociaux ne peut en aucun cas justifier de telles prises de position. Selon eux, il ne faut pas confondre fiction et réalité : promouvoir la violence dans un contexte télévisé ou à travers des déclarations publiques est une chose, encourager la violence réelle en est une autre.
Par ailleurs, cet épisode résonne également avec des éléments du passé de Pascal Soetens. La LDVR rappelle qu’en 2021, il a lui-même reconnu avoir giflé son propre fils, un geste qu’il disait regretter. Pour l’association, ces éléments participeraient à une banalisation des violences éducatives, qui doivent être fermement combattues. La plainte déposée demande notamment la conservation des vidéos, l’audition de Pascal Soetens par les enquêteurs, et invite les médias à tirer toutes les conséquences de ce genre de propos.
Ce dossier soulève donc une question majeure : jusqu’où peut aller la liberté d’expression d’un éducateur ou de toute personne médiatisée lorsqu’il s’agit de recommandations sur la discipline, en particulier envers des mineurs ? La justice devra trancher sur la nature de ces déclarations, tout en rappelant que la frontière entre liberté d’expression et incitation à la violence reste un sujet sensible dans le contexte actuel.
En conclusion, cette affaire témoigne de la complexité ambiante autour des discours médiatiques portés par des figures publiques, notamment dans le cadre de débats liés à l’éducation et à la violence. La démarche de la LDVR tente d’établir un cadre clair face à des propos jugés inacceptables par certains acteurs associatifs, pour préserver les valeurs républicaines. Reste à voir comment la justice jugera cette situation, qui illustre la problématique de la responsabilité des personnalités publiques dans la promotion de certains comportements.
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