Selon Télé Star, la plateforme de streaming Netflix a récemment pris la parole pour répondre aux critiques de l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, Raymond Domenech, à propos du documentaire Le bus : les Bleus en grève, sorti le 13 mai. Ce documentaire, qui revisite l’épisode marquant de la Coupe du Monde 2010 à Knysna, avait déjà ravivé une vieille fracture dans l’histoire du football français, en remettant en lumière le conflit qui avait secoué l’équipe lors de cette phase de compétition.
Ce moment de tension s’était traduit par une grève des joueurs suite à l’éviction de Nicolas Anelka, accusé d’avoir insullté Raymond Domenech, ce qui avait conduit à un refus collectif de s’entraîner. Plus de quinze ans après, Netflix s’est décidé à revenir sur cet épisode à travers un documentaire qui donne la parole à plusieurs acteurs clés de la crise : Patrice Evra, William Gallas, Bacary Sagna ou encore l’ancien sélectionneur lui-même. Un choix éditorial qui n’a pas été du goût de Domenech, qui estime que le film a été réalisé de manière partiale et à charge, tout en dénonçant une intervention qu’il qualifie de « violente » et de « total à charge ».
Une réponse virulente de Raymond Domenech
Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, Domenech s’est montré très critique envers le documentaire, affirmant que « 16 ans après, cela devait être le documentaire de l’explication, de la réflexion et de l’analyse posée ». Selon lui, il ne s’agissait pas d’un simple travail d’éclairage mais d’un propos « extraordinairement violent » à son encontre. Il dénonce également ce qu’il considère comme une injustice, expliquant avoir été privé d’un droit de regard sur le montage, alors même qu’un engagement lui aurait été promis, ce qu’il qualifie d’« impunité et de malhonnêteté ».
De plus, Domenech ne cache pas son ressentiment face à la manière dont il a été présenté, soulignant qu’il n’aurait jamais accepté de participer à une telle version, qu’il juge partisan et déformée de la vérité. Il décrit le documentaire comme une "poubelle haineuse" et regrette qu’un document qu’il considérait comme une thérapie ait été transformé en une œuvre hostile.
La réponse de Netflix et ses explications
Face à ces accusations, Netflix a rapidement publié un communiqué pour défendre son travail, insistant sur le fait que le documentaire n’a pas été réalisé dans un but partial ni à charge. La plateforme explique que le contenu repose sur une confrontation de témoignages divergents, permettant ainsi une approche équilibrée et riche en perspectives différentes. Elle confirme également que « aucune interview n’a été rémunérée ni orientée » et que tous les intervenants ont été informés des modalités de fabrication du film.
Le producteur Stephen Kamga a précisé que « on ne leur a jamais permis de voir les images avant la sortie » et que la transparence a été de mise lors du processus. Selon lui, l’objectif était de favoriser un regard pluriel et sans parti pris. De leur côté, Yoan Zerbit rappelle que Raymond Domenech lui-même avait transmis son journal intime, décrit comme un document où il « balançait toutes ses émotions, toutes ses frustrations », ce qui souligne la complexité de la relation entre l’ancien sélectionneur et le récit proposé dans le documentaire.
Cette polémique témoigne de la persistance de la sensibilité entourant cet épisode, qui reste une marque indélébile dans l’histoire du football français. Télé Star rappelle que cette sortie intervient dans un contexte où le sujet continue de diviser les passions, entre ceux qui réclament une analyse objective et ceux qui dénoncent une présumée manipulation.
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