Selon Télé Star, c’est lors d’un passage sur LCI le 1er juillet que Marine Le Pen a renouvelé son engagement concernant sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. La chef du Rassemblement national (RN) avait alors précisé que si la justice lui imposait un bracelet électronique, elle envisagerait de renoncer à se présenter, une déclaration qui prend tout son sens quelques jours après sa condamnation en appel.
En effet, la cour d’appel de Paris a finalement condamné Marine Le Pen à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique. Elle a également été condamnée à 100 000 euros d’amende et à 45 mois d'inéligibilité, dont 15 mois ferme, officiellement considérés comme déjà purgés selon plusieurs médias. Cette condamnation intervient dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires européens du RN, une affaire qui l’a déjà conduite en première instance à une condamnation à quatre ans d’emprisonnement, dont deux fermes.
Une position claire face au bracelet électronique
Depuis cette condamnation, Marine Le Pen a maintenu une position ferme, exprimant notamment sur LCI qu’elle ne pouvait pas engager une campagne présidentielle dans ces conditions. Elle avait déjà posé cette « ligne rouge » en février, estimant qu’un candidat à la présidentielle doit être totalement libre de ses mouvements. Elle expliquait alors : « Quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements, (...) je ne peux pas dépendre d’un magistrat pour m’autoriser à aller faire un meeting ou sur un marché. »
En mars, elle avait résumé cette limite en ces termes : « on ne peut pas faire campagne dans ces conditions ». Lors de cette même interview, elle insistait sur son état d’esprit, évoquant un sentiment d’injustice et un combat qui reste au cœur de sa vie, malgré cette affaire judiciaire. La perspective d’un bracelet électronique, même accepté par la justice, lui pose donc un problème de principe en tant que candidate.
Les enjeux pour l’avenir politique de Marine Le Pen
La condamnation en appel, qui ne remet pas en cause son droit à se présenter, laisse cependant planer une incertitude sur ses ambitions pour 2027. En effet, avec un an ferme sous bracelet électronique, Marine Le Pen peut techniquement continuer à envisager sa candidature, mais à un coût politique certain. La présence d’un bracelet pourrait limiter sa liberté de déplacement et d’organisation durant la campagne.
Ce contexte alimente un débat au sein du Rassemblement national. À l’heure actuelle, le nom de Jordan Bardella circule comme potentiel remplaçant ou plan B dans le cas où Marine Le Pen déciderait de ne pas se représenter ou serait empêchée de le faire. Cependant, celle-ci a déjà affirmé, malgré cette situation, qu’elle continuerait à jouer un rôle actif en politique. « Quoi qu’il arrive je ne serai pas morte, quoi qu’il arrive je continuerai à mener le combat pour mes idées », a-t-elle déclaré, témoignant de sa détermination.
En définitive, cette affaire illustre à quel point la trajectoire politique de Marine Le Pen est étroitement liée à ses choix personnels et aux contraintes légales. La question de sa candidature à la présidentielle de 2027 demeure plus que jamais en suspens, entre ambition, défi judiciaire et positionnement stratégique.
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