Un invité qui vise la ligne éditoriale, un chroniqueur qui se lève
La séquence s'est jouée en direct, ce jeudi 5 novembre 2026, dans « Les Grandes Gueules » sur RMC. Invité de l'émission au lendemain d'une journée de mobilisation sociale, le réalisateur Mathieu Kassovitz s'est vu demander pourquoi les animateurs n'allaient pas dans les cortèges. Sa réponse a glissé des manifestations vers la ligne éditoriale des médias eux-mêmes.
Selon le compte rendu publié par Puremédias, le réalisateur a estimé que le discours de l'antenne « tend de plus en plus à droite » et que des propos ouvertement racistes y passaient sans être repris, avant de désigner l'un des chroniqueurs présents, l'avocat Charles Consigny : « Monsieur en est un des auteurs ». Le même échange est rapporté par Radio Actu, qui situe la scène au même moment de la matinale.
« Il y a des lois », puis la sortie
La réplique de l'intéressé est immédiate, et les deux médias la citent dans les mêmes termes :
« Vous savez, il y a des lois, Monsieur Kassovitz »
Le réalisateur nuance alors sa mise en cause, expliquant qu'il ne parle pas du chroniqueur en particulier et que celui-ci n'est qu'une « partie » d'un rouage plus large. Insuffisant : Charles Consigny rassemble ses affaires et quitte le plateau. Radio Actu rapporte qu'il lance au passage avoir « passé l'âge de se faire insulter », et les deux sites retiennent la même phrase d'adieu : « Des acteurs subventionnés qui donnent des leçons de morale aux gens, ça ne m'intéresse pas ». Mathieu Kassovitz lui répond d'un « Au revoir, Charles », sourire aux lèvres, pendant que l'antenne continue. Quelques minutes plus tard, le chroniqueur revient s'asseoir et l'émission reprend son cours.
Ce que la séquence dit du format, et c'est une analyse
Au-delà du coup d'éclat, l'épisode illustre une mécanique bien connue de la radio parlée : le dispositif des « Grandes Gueules » repose sur le frottement, et il fonctionne tant que chacun accepte la place qu'on lui assigne. Quand un invité conteste non pas un argument mais la légitimité même du plateau, le format n'a plus de soupape — et la seule issue scénique devient la porte. Le retour du chroniqueur, quelques minutes après, en dit d'ailleurs autant que son départ : l'émission a besoin de ses deux camps pour exister.
À retenir : aucune suite n'a été annoncée par RMC à l'heure où nous publions, et aucune des deux sources consultées ne fait état d'une démarche engagée par l'un ou l'autre des protagonistes. Les propos cités ci-dessus sont ceux rapportés par Puremédias et Radio Actu le 5 novembre 2026.
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