Selon Télé Star, la récente révélation de plusieurs appels téléphoniques d’une mère en détresse, quelques mois avant la mort de sa fille Lyhanna, met en lumière les défaillances qui ont marqué le traitement de cette affaire tragique. La famille de la jeune collégienne, disparue le 29 mai 2026 dans le Gers, a longtemps cru à l’inaction des autorités, mal informées ou confrontées à des dysfonctionnements administratifs majeurs, malgré ses multiples appels pour alerter sur la situation de danger.
Lyhanna, alors en classe de sixième au collège Hubert-Reeves, n’aura échappé à la vigilance que pour quelques instants ce jour-là. La dernière fois qu’elle a été vue, vers 15h, c’est alors qu’elle montait dans la voiture de Jérôme Barella, âgé de 41 ans, le père d’un de ses camarades. La conduite de cet homme, déjà visé par plusieurs accusations de viol antérieures, allait marquer le début d’une série de tragédies.
Une semaine après la disparition, le corps sans vie de Lyhanna sera retrouvé sur une exploitation agricole. L’enquête, qui aurait dû reprendre de plus belle, a par la suite été entachée de nombreuses défaillances. Mis en examen, Jérôme Barella a été placé en détention provisoire, mais les révélations de Télé Star soulignent que des échecs administratifs et judiciaires ont permis au suspect de rester plus longtemps que nécessaire en liberté. Notamment, il aurait échappé à une garde à vue, alors que de graves accusations pesaient sur lui, notamment une cinquantaine de viols, territorialisés entre septembre 2024 et avril 2025, et rapportés par une autre petite victime.
Les appels désespérés d’une mère en détresse
Le point central de cette affaire réside dans une série d’appels téléphoniques que la mère de Rosa, une autre victime, a effectués pour tenter de faire arrêter Jérôme Barella. Ces appels, qui durent plusieurs mois, ont été consignés dans les relevés téléphoniques et montrent une mère au bord du désespoir, suppliant les gendarmes du Gers de prendre des mesures pour arrêter leur suspect. Selon Patrick Cohen, invité dans Ça vous sur France 5, « la mère de Rosa a appelé huit fois les gendarmes pour les supplier d’agir ».
Ces appels n’ont abouti à aucune intervention concrète pendant plusieurs mois, un délai critique. La procureure d’Auch a expliqué que le dossier avait été envoyé au parquet d’Auch, mais que, faute d’action immédiate, tout a déraillé. En réalité, il aurait fallu une intervention plus rapide, notamment à la suite d'un appel urgent passé par la mère le 2 décembre, puis de plusieurs autres démarches. La source insiste sur le fait que la procédure aurait pu en rester à l’oubli, si ce n’était de cette intervention de la maire de Rosa, et surtout, de la déclaration d’un vacataire qui aurait déclaré ne rien avoir trouvé dans les fichiers lors d’un premier examen, ce qui a retardé encore le traitement du dossier.
Une autre problématique soulevée concerne la passivité administrative : la procureure ne savait pas que la mère de Rosa avait dûment appelé plusieurs fois, pour finalement apprendre la gravité de la situation seulement après la mort de Lyhanna. Ce qui aurait permis d’alerter plus tôt aurait sans doute pu changer le cours des choses. Patrick Cohen souligne également que la mère s’est vue menacée d’une poursuite pour harcèlement lorsqu’elle a insisté pour que ses appels soient pris en compte.
Un dossier marqué par de graves défaillances
Le rapport publié par Télé Star, relayant une mission d’enquête administrative, dresse un constat accablant. Le principal suspect, Jérôme Barella, n’a pas été mis en garde à vue alors qu’il était sous le coup de nombreuses accusations graves, parmi lesquelles une cinquantaine de viols. Rosa, une petite victime d’alors, a confirmé ce chiffre lors d’un entretien avec la police, révélant que le suspect aurait commis ces actes de septembre 2024 à avril 2025. La rapidité avec laquelle cette plainte a été prise en compte en août 2025 n’a pas empêché la fatalité.
Devant ces défaillances, il apparaît que la gestion du dossier par les autorités a été désastreuse. La lenteur administrative, la négligence face à des indices flagrants, et la sous-valorisation de la dangerosité du suspect ont permis à Jérôme Barella d’échapper à une surveillance plus stricte, alors que ses antécédents et ses accusations de viols étaient déjà connus. Selon Télé Star, le manque d’action a laissé le temps au suspect de poursuivre ses victimes en toute impunité, jusqu’à la mort tragique de Lyhanna.
Ce triste bilan soulève donc de nombreuses questions sur l’efficacité des procédures en cas de plainte pour violences sexuelles, et sur la capacité des institutions à traiter rapidement des dossiers sensibles. La situation du Gers, illustrée par cette affaire, soulève également un problème de coordination entre gendarmerie, magistrature et autorités administratives, qui auraient pu, si elles avaient été plus réactives, éviter la tragédie.
Pour conclure, cette affaire, révélée en partie par Télé Star, met en lumière une série de dysfonctionnements graves ayant retardé la prise en charge d’un suspect dangereux. Elle alerte sur l’importance d’une meilleure gestion administrative et judiciaire face aux violences sexuelles, afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
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