Selon Télé Star, le succès mondial du film Le Diable s'habille en Prada, sorti en 2006, cache une origine bien plus personnelle et authentique qu'on ne pourrait le croire. Réalisé par David Frankel, ce long-métrage adapté du roman éponyme de Lauren Weisberger, publié trois ans auparavant, a conquis un large public grâce à sa satire du monde de la mode et à la performance de Meryl Streep dans le rôle de Miranda Priestly. Cependant, ce que beaucoup ignorent, c'est que cette œuvre trouve ses racines dans une expérience réelle, celle de Lauren Weisberger elle-même, qui a travaillé en tant qu'assistante pour la rédactrice en chef de Vogue, Anna Wintour.
D'après Télé Star, Lauren Weisberger s’est fait connaître en racontant dans son roman une version exacerbée de ses années dans le milieu très exigeant de la mode, notamment lors de son service auprès d’une figure emblématique : Anna Wintour, la rédactrice en chef du magazine Vogue. Après avoir étudié la littérature anglaise à Cornell à la fin des années 1990, la romancière a parcouru le monde avant de revenir aux États-Unis, où elle décroche un poste d’assistante chez Vogue. Cette expérience, difficile mais riche en enseignements, a duré 11 mois, période qu’elle avoue avoir fortement inspiré l’intrigue de son livre. L'autrice confie en effet s’être beaucoup inspirée de son vécu pour écrire, en y ajoutant des amplifications et exagérations à des fins narratives. Elle précise cependant que la réalité ne correspondait pas toujours au glamour qu’on pourrait imaginer : “Le quotidien n’était pas toujours glamour. Il fallait que le bureau fonctionne,” raconte-t-elle dans une interview pour le magazine Times en 2013.
Une origine authentique bien plus qu’un simple roman
Ce que révèle Télé Star, c’est que le récit de Weisberger s’appuie sur une véritable immersion dans le monde de la haute couture et du magazine de mode, rendu encore plus authentique par sa propre expérience. Elle explique que cette période n’était pas faite pour elle, notamment à cause du rythme effréné et de la difficulté à s’adapter à un poste aussi exigeant. La romancière ne cache pas que l’expérience n’était pas aussi réjouissante que l’image glamour que véhicule l’industrie. Elle dit : “Ce n’était pas qu’elle me rendait malheureuse, mais ma personnalité avait du mal à s’adapter à ce type de travail. Je préférais rester dans l’univers de la mode sans pour autant y vivre à plein temps.”
Ce vécu a permis à Weisberger de créer une intrigue crédible et captivante. Elle précise aussi qu’elle n’a pas voulu faire un portrait fidèle à la réalité, notamment en ce qui concerne le personnage incarné par Anne Hathaway dans l’adaptation cinématographique. La transformation de sa protagoniste chez Vogue est, selon elle, une version exagérée : “Chez Vogue, je suis restée moi-même, sans aucune élégance, du début à la fin.”
Après cette expérience, la romancière a enchaîné avec d’autres responsabilités éditoriales, notamment en tant que rédactrice en chef pour le magazine Departures. Son œuvre initiale a donné naissance à une trilogie, conclue avec le volume L’Enfer est pavé de bonnes intentions, enrichissant encore un peu plus cette saga inspirée de son vécu dans le milieu de la mode et de la rédaction.
Le film, une adaptation qui s’éloigne de la réalité
Si le film a connu un succès incontestable, Télé Star souligne que l’adaptation ne reprend pas fidèlement cette origine. Lauren Weisberger précise qu’elle a procédé à quelques ajustements dans sa narration, notamment en modifiant le contexte de son passage chez Vogue. Elle déclare : “C’est très différent. Est-ce que je rêve de retourner travailler pour Anna Wintour comme assistante ? Certainement pas. Mais qui voudrait reprendre ce poste que j’occupais il y a dix ans ?”
En réalité, la romancière insiste sur le fait qu’elle a préféré rester elle-même dans son écriture, sans transformer radicalement le personnage d’Andy, incarnée par Anne Hathaway, en une version idéalisée ou glamour. “L’une des différences les plus flagrantes entre le livre et le film, c’est la transformation d’Andy. Ça ne m’est jamais arrivé. Chez Vogue, je suis restée moi-même, sans aucune élégance, du début à la fin,” affirme-t-elle.
En fin de compte, Le Diable s’habille en Prada demeure une œuvre dont les racines plongent profondément dans une expérience réelle, celle de Lauren Weisberger. Si l’adaptation cinématographique a su s’éloigner quelque peu de cette vérité pour mieux captiver le public, cette origine authentique n’en reste pas moins fascinante. La trilogie de Weisberger témoigne d’un parcours personnel entre immersion dans le luxe et quête d’identité, inspirant ainsi une fiction qui dépasse la simple narration pour devenir une réflexion sur le monde de la mode et de la célébrité.
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