Selon Télé Star, Léa Salamé a exprimé un regret après la controverse suscitée par son interview de Sergueï Lavrov lors du 20 Heures de France 2 le 26 mars. Cet entretien, réalisé à distance depuis Moscou, a rapidement été critiqué, notamment pour sa forme et sa relance, certains y voyant une complaisance envers le chef de la diplomatie russe en plein contexte de tensions internationales, notamment la guerre en Ukraine. La séquence a été amplifiée par une diffusion en ligne de la version longue et par la publication sur la chaîne YouTube du ministère russe, avec une traduction modifiée des questions, que les autorités françaises ont dénoncée comme une manipulation.
🎬 Une interview sous le feu des critiques
Du côté des autorités françaises, le ton s’est durci. Jean-Noël Barrot a notamment dénoncé le risque que cette interview permette à Lavrov de diffuser sa propagande. La controverse intervient à un moment sensible avec le contexte du G7 et du conflit ukrainien. Malgré la critique, l’émission a été vue par 3,4 millions de téléspectateurs, et une version prolongée a également été mise en ligne par France 2. Les tensions ont porté aussi sur la manière dont l’échange a été encadré, suscitant des questions sur la pratique journalistique dans ces circonstances.
Face à la polémique, Léa Salamé a pris la parole lors d’un débat organisé par France Télévisions, le 14 avril. La journaliste a défendu le principe de donner la parole à des dirigeants, même controversés, tout en admettant une erreur dans la manière dont cette interview a été menée. Selon elle, il aurait été pertinent d’associer un reportage sur les victimes en Ukraine et d’assurer un accompagnement éditorial plus complet en 2026, par exemple en faisant venir Etienne Leenhardt en plateau.
Par ailleurs, le directeur de l’information de France Télévisions, Philippe Corbé, a soutenu la démarche, rappelant que questionner quelqu’un ne revient pas à lui offrir une tribune. La polémique perdure cependant, notamment avec la diffusion de l’entretien sur la chaîne YouTube du ministère russe, où la traduction modifiée a été perçue comme une manipulation par les autorités françaises.
En résumé, selon Télé Star, cet épisode a mis en lumière les enjeux de l’exercice journalistique dans un contexte géopolitique tendu, et la nécessité de réfléchir à l’encadrement de tels entretiens. Léa Salamé reconnaît maintenant un « regret » sur cette interview, tout en défendant le principe d’un journalisme d’investigation. Retrouvez l'article complet sur Télé Star.
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