D'après les informations publiées par Télé Star, Emilie Tran Nguyen, journaliste et mère de deux enfants, a récemment dévoilé un aspect jusqu'ici méconnu de ses origines familiales. Lors de la préparation de son documentaire Je ne suis pas chinetoque, qui sera diffusé le 4 février 2024 sur France 5, elle a découvert, avec émotion, des éléments surprenants sur le passé de ses ancestors vietnamiens. Cette introspection marque une étape importante dans son parcours personnel, mêlant ses engagements publics à une exploration plus intime de son histoire familiale.
Une démarche pour donner la parole aux victimes de racisme
Émilie Tran Nguyen s’était déjà illustrée en parlant ouvertement du racisme qu’elle a subi en France, notamment par des insultes ou des stéréotypes, notamment ceux liés à ses origines asiatiques. Avec Je ne suis pas chinetoque, elle a voulu offrir une plateforme à d’autres victimes pour qu’elles racontent leur vécu, afin de confronter ces expériences à la sienne. Pourtant, lors de ces échanges, la journaliste a réalisé qu’elle connaissait mal le parcours de son propre père. Elle confie avoir ressenti l’envie de demander à ses proches comment leur vie se déroulait au Vietnam, un questionnement qu’elle n’avait jamais vraiment formulé auparavant.
Une famille paternelle marquée par un passé riche et complexe
Ce n’est qu’en revenant sur un vieil album familial, lors d’un moment d’échange avec sa famille, qu’Émilie a fait connaissance avec des détails jusque-là ignorés. La découverte de photographies anciennes a permis d’évoquer un Vietnam d’autrefois, entre temples bouddhistes, grandes propriétés et un certain luxe que la jeune femme ignorait. Sa grand-mère admettait initialement que la maison familiale était modeste, mais son père a rapidement rectifié en parlant d’une grande propriété, avec un temple bouddhiste dans la cour.
Ce voyage dans le passé a également révélé que ce n’était pas la grand-mère qui faisait le ménage, mais des employées, et que chaque enfant bénéficiait d’une nurse. Émilie a été surprise et amusée en découvrant que ses grands-parents sortaient régulièrement au restaurant ou en dancing, ce dont elle n’avait jamais entendu parler. Elle évoque aussi ce qu’elle qualifie de "luxueux" passé vietnamien, un univers complètement éloigné de ce qu’elle imaginait jusqu’à présent.
Les impacts de la guerre sur la destin de la famille
Alors que la vie semblait privilégiée, le conflit armé se rapprochait inexorablement. Son père se souvient notamment des balles traçant dans le ciel au-dessus de leur région, qu’ils prenaient parfois pour des feux d’artifice avant de comprendre qu’il s’agissait de la guerre réel. La pression monte lorsque Emilie découvre que, lors d’un matin, elle a vu des impacts de balles sur le mur de la chambre d’enfants, un signe évident que la guerre ne pourrait plus être ignorée.
Face à cette menace, la décision de fuir le Vietnam est immédiate : ils ont choisi de partir pour sauver leur vie. Le départ s’effectue presque en catastrophe, laissant derrière eux leur maison, leurs biens et même leur chat, comme le raconte son père. La famille a tout laissé, y compris leur propriété dans la pagode, pour se réfugier en France. Ce passage, tumultueux et douloureux, est resté longtemps dans l’ombre, jusqu’à ce que la journaliste décide de le faire remonter à la surface pour relier ses enjeux personnels à ses engagements contre le racisme.
Ce reportage s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’histoire familiale, la transmission des traumatismes et le poids du passé, que Télé Star souligne comme essentiels pour comprendre le parcours d’Émilie Tran Nguyen, autant dans sa vie personnelle qu’icône engagée. La découvre de ces souvenirs bouleversants, tout comme le regard qu’elle porte désormais sur ses origines, enrichissent sa démarche journalistique et humaine, tout en lui permettant de mieux saisir le contexte dans lequel elle évolue aujourd’hui.
Retrouvez l'article complet sur Télé Star.
Votre message
Votre nom sera affiché. Votre email reste privé et n’est jamais publié.
Un clic suffit — pas besoin de compte pour voter.