Selon Télé Star, c'est à visage découvert que Flavie Flament a choisi de briser le silence le 15 mai 2026, en publiant un message sur son compte Instagram qui a profondément ému. La journaliste et ancienne animatrice a révélé avoir été victime de viol de la part de Patrick Bruel alors qu'elle était encore mineure. Ce témoignage marque une étape importante, lui permettant de faire avancer une affaire dont l'évolution était bloquée jusque-là. D'ailleurs, le 3 juin, elle s'est à nouveau confiée, cette fois dans les colonnes du magazine Elle, sans anonymat cette fois, en revenant sur son parcours et en rendant hommage à Jean-Luc Delarue, qui l’a toujours protégée dans le milieu de la télévision.
Les blessures d’une adolescence médiatisée et la protection de figures emblématiques
Flavie Flament a débuté sa carrière très jeune, après avoir remporté en 1988 le concours Miss OK 88 diffusé sur M6, ce qui lui a permis d’accéder rapidement au petit écran. Cependant, elle confie que cette première exposition médiatique n’a pas été simple à vivre. La jeune fille qu’elle était a traversé une adolescence marquée par une instrumentalisation qui, selon ses propres mots, n’a pas toujours été saine. Elle relate avoir été utilisée par une mère obsédée par le milieu du divertissement, qui la plaçait dans des situations dangereuses, notamment en étant mise à la merci de certains prédateurs, dont Patrick Bruel.
La jeune femme explique aussi que cette période l’a profondément manipulée et objectivée, avec pour seul objectif de satisfaire ses rêves maternels. Ce vécu difficile a alimenté son ressentiment face à un système qu’elle juge souvent impuissant pour protéger ses victimes. Néanmoins, elle souligne avoir bénéficié d’un soutien précieux : « S’il était vivant, il serait l’un de mes premiers soutiens », confie-t-elle en parlant de Jean-Luc Delarue, décédé en 2012. L’animateur et producteur, réputé pour sa bienveillance, aurait selon elle été une figure protectrice dans un univers où la solidarité entre victimes et alliés reste encore fragile.
Une lutte pour la justice et une volonté de changer les choses
Dans son témoignage, Flavie Flament déplore cependant le manque de soutien de la justice. Elle regrette que malgré ses démarches, notamment à la suite de la mort de Hamilton, elle n’ait pas été considérée comme une victime digne d’attention. La justice ne l’a jamais contactée, ce qu’elle déplore amèrement, estimant avoir été laissée seule face à son drame. Son engagement aujourd’hui, à travers son choix de porter plainte publiquement et sans anonymat, traduit sa volonté de faire bouger les lignes.
Elle insiste sur le fait qu’elle a choisi cette voie pour donner l’exemple à d’autres victimes. Dans la foulée, elle précise avoir fait appel à deux avocates spécialisées dans la prescription, afin d’étudier la possibilité de poursuivre en justice des anciens agresseurs. Le combat porte ses fruits : à ce jour, douze femmes ont porté plainte contre Patrick Bruel, dont cinq pour viol. Ce chiffre témoigne de l’ampleur de la problématique et de la nécessité d’un changement dans la prise en charge des victimes.
Retrouvez l’article complet sur Télé Star, qui détaille cette autobiographie courageuse de Flavie Flament, à la fois témoignage poignant et appel à l’action. Son parcours, ses soutiens, et ses démarches actuelles illustrent la complexité d’un combat encore trop souvent ignore ou mal traité par le système judiciaire.
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