Selon Télé Star, la saison 2 de Criminal Record s’est terminée de manière choc et complexe, laissant les abonnés d’Apple TV+ perplexes face à un final à la fois spectaculaire et porteur de lourds enjeux moraux. L’épisode 8, intitulé Nobody Dies, a marqué les esprits en montrant l’explosion soudaine du véhicule de Leo Hanratty, survenue en pleine conversation téléphonique, laissant penser que la menace terroriste avait été écartée. Pourtant, cette fin ne se limite pas à une simple victoire contre le terrorisme ; elle soulève des questionnements profonds sur la moralité et le prix à payer pour la sécurité.
Une conclusion qui retourne toutes les attentes : le pacte fatal entre June Lenker et Cosmo Thompson
Le final révèle que derrière la prétendue défaite des extrémistes, une alliance ambiguë s’est nouée entre June Lenker et Cosmo Thompson. Alors que Cosmo est en garde à vue au début de l’épisode, la police ignore encore ses cibles précises, et l’on découvre qu’il minimise ses plans de terrorisme en les qualifiant de simples contenus pour ses live. Son interrogatoire devient une scène où il joue la provoc’, tandis que son appartement piégé et sa bombe en test dans les bois semblent n’être que des éléments de diversion. La tension s’élève quand June Lenker et Daniel Hegarty l’interrogent, évoquant le spectre des victimes potentielles et la menace d’une extradition, poussant Cosmo Thompson à envisager une vie derrière les barreaux — ou pire — ce qui dévoile un changement radical dans sa psychologie.
Le véritable tournant intervient lorsque, pour éviter une tragédie, June Lenker décide d’autoriser un compromis : en échange de la désactivation des bombes, un marché est conclu pour viser des cibles précises, telles qu’un marché halal, un hôtel accueillant des demandeurs d’asile, ou un centre d’immigration à Moorgate. Ce compromis moral permet de sauver Londres d’un carnage imminent, même si le prix à payer est lourd. La série montre ainsi la difficulté pour ses personnages de concilier justice et pragmatisme, illustrant une vérité parfois amère dans la lutte contre le terrorisme : dans certains cas, la victime du sacrifice devient volontairement ou involontairement complice de l’acceptable compromis, aussi douloureux soit-il.
Les opérations se déploient alors à grande échelle : un extrémiste est abattu avant d’atteindre un marché, un autre tombe au centre d’immigration en tenant son doigt prêt à actionner une détonation, et un dernier, employé dans une école, finit par se rendre en déclarant qu’il a changé d’avis. Tous ces efforts permettent de désactiver toutes les bombes. Londres est sauvée, mais le prix en est élevé : plusieurs jeunes radicaux ont perdu la vie dans ces opérations, ce qui laisse une empreinte profonde sur la conscience des protagonistes et de la série elle-même.
Un choc personnel : Leo Hanratty, victime collatérale d’un acte de vengeance
Après avoir éliminé la menace immédiate, la série se concentre sur la vie privée de June Lenker, qui sombre dans l’émotion lors d’un appel avec Leo Hanratty. Ce dernier, lui révélant qu’il souhaite qu’elle prenne son propre logement, évoque la fin de leur relation quand soudain, leur téléphone explose dans une déflagration volontaire. La voiture de Leo, piégée, explose violemment, le tuant sur le coup. Même si aucune personne n’est montrée en train de poser la bombe, la série laisse entendre qu’il s’agit d’un acte de vengeance d’un sympathisant du réseau de Cosmo Thompson, ciblant spécifiquement Leo, dont l’image circulait chez les extrémistes, avec pour but de faire payer leur héros par une tragédie personnelle.
Ce décès net et brutal s’inscrit dans une logique de la série, qui illustre crûment que parfois, malgré les efforts pour arrêter un acte terroriste, ce sont finalement des victimes collatérales qui paient le prix fort. La mort de Leo Hanratty, tout comme celle de Rohaan auparavant, montre que dans cette lutte sans relâche, les héros ne gagnent pas toujours, et que parfois, le mal triomphe dans l’ombre, même lorsque l’attentat est évité de justesse. Ce final souligne la cruauté d’un combat où les sacrifices personnels peuvent devenir l’unique prix.
Une fin ouverte sur la justice et la survie morale : le regard sur Daniel Hegarty et la suite
Six semaines plus tard, la série dépeint un Cosmo Thompson libre et plus aguerri, donnant des spectacles à ses partisans tout en étant surveillé de près par les autorités. Son passeport conservé et son statut de suspect sous contrôle montrent une nouvelle réalité : il reste une menace potentielle, que Daniel Hegarty, désormais devenue la nouvelle figure de proue de cette lutte, souhaite exploiter comme une ressource précieuse plutôt que comme un simple terroriste à éliminer. La dernière scène offre une fine ambiguïté, avec June Lenker et Daniel Hegarty buvant ensemble, symbolisant un compromis moral qui a changé leur perception de la justice.
En acceptant de protéger un extrémiste sous surveillance, cette dernière a abdiqué une partie de ses principes pour mieux contrôler la mouvance qu’elle combat. Selon Télé Star, Ça représente le véritable cynisme de la série : la noirceur réside dans cette idée que la moralité peut parfois se plier devant la nécessité, ou la survie. Le final laisse alors le spectateur face à une réflexion amère : jusqu’où doit-on aller pour préserver l’essentiel, et à quel moment devient-on celui que l’on combat ?
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