Selon Télé Star, Bernadette Chirac, figure emblématique de la politique et de l’engagement social français, vient de s’éteindre à l’âge de 93 ans. C’est sa fille Claude Chirac qui a annoncé cette triste nouvelle à l’AFP le samedi 6 juin 2026. Pendant les années où son mari, Jacques Chirac, occupait la présidence, Bernadette s’est également faite connaître par son engagement dans diverses causes humanitaires, notamment à travers la popularisation de l’opération Pièces jaunes. Cette campagne annuelle, organisée par la Fondation des Hôpitaux, a pour but de collecter des fonds destinés à améliorer les conditions d’hospitalisation des enfants et des adolescents en France. Si Bernadette s’est fortement engagée dans cette initiative, c’est notamment en raison d’un drame personnel.
Une vie marquée par la douleur et l’engagement social
Pour rappeler, cette campagne tient une importance particulière dans la vie de Bernadette Chirac puisqu’elle a été pour elle une manière de faire face à la perte d’un être cher. Sa seconde fille, Laurence, a vécu toute sa vie avec une anorexie mentale, une maladie difficile à diagnostiquer et encore trop souvent méconnue. Elle a même tenté de se suicider dans les années 1990, avant de succomber en 2016, à l’âge de 58 ans, des suites de complications liées à cette maladie. La souffrance qu’a connue Laurence n’a jamais été pleinement effacée pour ses proches, et notamment pour Bernadette, qui a toujours porté cette douleur comme un fardeau personnel.
Une dévotion longuement construite
Bernadette Chirac a présidé la fondation des Hôpitaux de Paris et des Hôpitaux de France durant un quart de siècle, de 1994 à 2019. Dans cette fonction, elle a investi beaucoup de son énergie dans la mise en place de cette opération caritative, portée par une cause qui lui tenait à cœur. La journaliste Fanny Wegscheider a souligné dans une interview sur BFMTV que cette implication venait d’un lien particulier avec sa famille et sa fille Laurence. La maladie de cette dernière a été une véritable épreuve, que Bernadette a souvent évoquée dans ses confidences. Elle a reconnu que cette lutte personnelle avait renforcé son engagement social, qu’elle considérait comme une obligation morale.
Le combat familial face à la maladie
Au fil des ans, Bernadette Chirac a aussi raconté à quel point la maladie de Laurence a été une « plus grande souffrance » dans sa vie. Elle explique qu’elle a souvent ressenti une profonde détresse de ne pas avoir su diagnostiquer la problème plus tôt ou de ne pas avoir trouvé de réponse aux souffrances de sa fille. Selon ses déclarations à la journaliste Candice Nedelec, elle aurait également été présente à chaque étape, notamment lui proposant de déjeune r avec elle même lorsque Jacques Chirac, alors Premier ministre, était très occupé. La douleur de cette maladie, qui devait absorber chaque instant de leur vie, a été décrite comme une véritable « chemin de croix » pour la famille.
Après la perte de sa fille en 2016, Bernadette a dû faire face à une nouvelle épreuve : la mort de Jacques Chirac, seulement trois ans plus tard. L’ancien couple, qui avait vécu une vie de compromis mêlant engagement public et vie privée difficile, a été uni dans la douleur du deuil. Bernadette Chirac, dont la vie a été marquée par ces pertes profondes, reste une figure qui incarne à la fois la lutte contre la maladie et la dévotion familiale.
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