Selon Télé Star, la saison 2 de Berlin, le spin-off de La Casa de Papel, donne une dimension toute particulière à son intrigue en puisant dans de véritables affaires de vol d'œuvres d’art. La série, qui avait déjà exploré des thèmes liés au luxe et au crime, s’oriente désormais vers le monde mystérieux et lucratif du vol de tableaux célèbres, bouleversant ainsi la narration d’un simple braquage pour en faire une immersion dans un réaliste musée clandestin où les œuvres disparues occupent le devant de la scène.
Ce qui fait la force de cette saison, selon Télé Star, c’est la mise en avant d’un véritable « syndrome de Stendhal » chez Berlin, face aux œuvres d’art qu’il découvre dans une cave remplie de chefs-d’œuvre. La scène d’ouverture en représente un véritable frisson, mais derrière cette mise en scène se cache une réalité qui dépasse la fiction : la majorité de ces tableaux ont été effectivement volés. La série joue habilement avec la frontière entre le réel et l’imaginaire, en intégrant des œuvres pillées lors de grands cambriolages qui ont marqué l’histoire de l’art.
Une immersion dans le monde des grands vols d'œuvres d’art, inspirée de faits authentiques
Après avoir sévi dans le secteur du luxe à Paris, Berlin s’attaque désormais à l’univers de l’art avec l’histoire du vol du tableau La Dame à l’hermine. Inspiré d’un événement réel, ce tableau de Léonard de Vinci, bien que jamais braqué par cette méthode, devient un pivot de l’intrigue. L’histoire que raconte la série repose sur un personnage, Andrés de Fonollosa, qui découvre qu’il n’est qu’un pion dans un vaste réseau de vols qui s’inspirent de faits authentiques. En fouillant la propriété d’un duc influent, il se retrouve face à une collection impressionnante de tableaux disparus, mêlant légende et réalité.
Dans l’épisode 3, l’équipe de Berlin, composée de Keila, Bruce, Damian et lui-même, pénètre dans une cave où sont entreposés plusieurs chefs-d’œuvre. Parmi eux, un Rembrandt, un Cézanne, un Modigliani et un Van Gogh, tous disparus des musées ou des collections privées. Ces œuvres, même si leur provenance évoque souvent des vols célèbres, existent bel et bien dans la réalité. La série décide une fois encore d’évoquer ces faits pour renforcer l’atmosphère de mystère et de vérité qui entoure ses scénarios.
Le tableau La Dame à l’hermine lui aussi a une histoire chargée. Peint entre 1488 et 1490, il a été volé par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale, puis restitué à la Pologne, avant d’être vendu en 2016 à l’État polonais pour la somme impressionnante de 100 millions d’euros. La série s’appuie donc sur une vraie histoire de spoliation, qui témoigne du rapport complexe entre art, guerre et pouvoir, offrant à la fiction un socle historique solide.
Les grands vols iconiques inspirant la saison, entre réalité et légende
Parmi les œuvres évoquées dans la cave de Berlin figure également Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée de Rembrandt, volée en 1990 lors d’un cambriolage en nome de l’historique musée Isabella Stewart Gardner de Boston. Ce vol reste l’un des plus célèbres, avec treize œuvres dérobées lors d’une attaque menée par deux faux policiers. La série insiste sur cette chronologie pour ancrer la fiction dans des faits connus et crédibles.
Autre pièce importante : Paysage d’Auvers-sur-Oise de Cézanne, volé en 2000 dans un musée d’Oxford, et la Femme à l’éventail de Modigliani, disparue en 2010 du musée d’Art moderne de Paris, avec d’autres tableaux majeurs de Matisse et Picasso. Ces disparitions réelles illustrent la réalité brutale du marché noir de l’art, tout en permettant à la série d’intégrer une dimension historique riche dans son scénario.
En mêlant ces événements authentiques à leur fiction, Berlin offre une perspective nouvelle sur le monde du crime, en particulier celui qui tourne autour de l’art, souvent voilé de mystère et de légende. La série semble ainsi vouloir souligner que derrière chaque œuvre mystérieusement disparue, se cache une histoire bien réelle, parfois sombre, souvent célèbre, mais toujours intrigante.
En lien avec cette trame, le coup de théâtre de l’évocation d’un délai de 23 ans entre le vol du Rembrandt en 1990 et la saison 2, qui placerait l’histoire en 2013, laisse entendre que la série se veut un miroir de ces événements passés et leurs répercussions potentielles dans un univers fictif mais crédible.
Retrouvez l'article complet sur Télé Star, qui met en lumière cette densité historique et connexe entre l’art profané et la narration fictionnelle. La série, en s’attachant à ces faits, souligne aussi la fascination et l’impact durable de ces grandes affaires de pillages, tout en offrant aux spectateurs une immersion dans un univers où réalité et fiction se confondent intelligemment.
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