Selon Télé Star, la question de l’origine de Backrooms – le film d’horreur produit par A24 – suscite beaucoup de curiosité. Depuis sa sortie aux États-Unis, il connaît un énorme succès au box-office, tout en alimentant des discussions passionnées sur les réseaux sociaux, où certains avancent qu’il pourrait s’inspirer d’enregistrements authentiques. Cette croyance populaire alimente la question : Backrooms est-il réellement basé sur une histoire vraie ?
Une œuvre née d’une légende urbaine, non d’un fait réel
Réalisé par le jeune créateur de contenu Kane Parsons – âgé de seulement 20 ans – le long-métrage s’appuie sur un univers déjà présent en ligne. Adaptant une légende urbaine née sur Internet, le film exploite un univers qui trouve ses racines dans ce qu’on appelle une creepypasta, ces histoires effrayantes partagées et relayées par la communauté en ligne. Une confusion demeure souvent chez le grand public, notamment parce que le film donne l’impression d’un document tourné à la manière du found footage, ce qui renforce l’illusion de réalité.
Les backrooms apparaissent pour la première fois en 2019, sur le forum anonyme 4chan, à travers une simple photographie : une pièce vide, jaunâtre, au sol en moquette fatiguée, avec des néons bourdonnants. Autour de cette image, une légende se construit : celle d’un bug qui ferait faire à un individu un saut dans une autre dimension, menant à un labyrinthe de couloirs sans fin, de bureaux déserts et d’entités menaçantes, sans aucun espoir de retour. Pourtant, cette histoire demeure totalement fictive. Elle n’est ni inspirée d’un fait réel, ni liée à un bâtiment ou une disparition concrète.
L’expansion de la mythologie et la ‘création’ du film
Ce récit imaginé par la communauté s’est rapidement étoffé, avec des internautes qui ont ajouté des niveaux, tels que le « Poolrooms » ou des tunnels interminables, créant une mythologie collective fascinante. Ce qui explique peut-être son attrait : ces images et ces descriptions évoquent souvent des lieux réels, tels que des parkings vides ou des couloirs de centre commercial fermés. C’est cette atmosphère de liminalité, à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire, qui suscite autant la fascination que l’effroi, tout en étant purement inventée.
En janvier 2022, Kane Parsons conçoit un court-métrage intitulé The Backrooms (Found Footage), diffusé sur YouTube sous le nom de Kane Pixels. Le film reprend le concept en version found footage, illustrant la chute d’un jeune vidéaste dans ce labyrinthe jaune. La vidéo, tournée comme une cassette retrouvée, raconte l’histoire d’un individu qui, en sortant accidentellement d’un mur dans un magasin, se perd dans un espace sans fin, poursuivi par une présence invisible. Rapidement, cette vidéo dépasse les 20 millions de vues, attirant l’attention du studio A24, qui décide d’en faire un film.
Une fiction qui joue sur la réalité pour renforcer l’attractivité
Le long-métrage, actuellement prévu pour une sortie en France le 17 juin 2026, mêle les codes du found footage et des mises en scène plus classiques. La narration s’appuie sur une mystérieuse porte qui apparaît dans le sous-sol d’un magasin de meubles, menant vers les couloirs infiniment semblables à ceux de la légende urbaine. Le casting, avec Renate Reinsve et Chiwetel Ejiofor, ancre cette histoire dans un univers quotidien, renforçant l’impression de réalisme et de proximité avec la spectateur.
Ce qui explique la réaction du public, qui quitte souvent la salle en ayant la sensation d’avoir vu un document plausible. En réalité, Backrooms joue précisément sur cette familiarité : il s’inspire d’espaces bien réels, tels que des parkings ou des couloirs de centres commerciaux vides, pour renforcer l’atmosphère d’étrangeté. Cependant, l’univers qu’il dépeint demeure purement fictionnel, né sur Internet et façonné par la communauté.
Pour Résumer, Télé Star précise que le film n’est en aucun cas basé sur une histoire vraie, mais s’appuie sur une légende urbaine largement diffusée en ligne. La magie de cette histoire réside dans la manière dont elle exploite notre rapport à l’espace et à la familiarité, pour faire naître le frisson, tout en restant une construction fictionnelle tangible et accessible à tous.
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