Selon Télé Star, le film Backrooms, premier long-métrage de Kane Parsons, alias Kane Pixels, sorti en France le 17 juin 2026, offre une exploration intense d'un univers labyrinthique qui s'inspire de sa célèbre série YouTube. Avec cette œuvre, l'auteur poursuit l'univers qu'il a initié, mêlant science-fiction, horreur et psychologie, en suivant notamment le parcours tourmenté de Clark, un vendeur de meubles et architecte frustré, ainsi que sa thérapeute Mary. La fin du film, riche en symboles et en ambiguïtés, bouleverse ce que l’on croit comprendre sur cette dimension mystérieuse connue sous le nom des Backrooms.
La chute de Mary dans le chaos des Backrooms
Dans le dernier acte, Mary, ayant décidé de suivre Clark dans cet univers étrange, finit par le retrouver. Elle découvre un Clark vivant, mais gravement blessé, installé dans une sorte de foyer de fortune entouré de ces copies maladroites d’êtres humains, symbolisant des avatars de jeux vidéo mal rendus. Ces êtres, appelés les résidents, illustrent cette déformation de la réalité propre aux Backrooms. Clark, rongé par la culpabilité d’avoir conduit ses employés à leur mort, s’accroche à cette illusion de confort, jusqu’à ce qu’il accepte enfin de laisser partir Mary.
C’est alors qu’un double monstrueux de Clark, nommé le Lifeform, surgit et le tue violemment. La scène suivante montre Mary pourchassée dans ces couloirs jaunes oppressants, jusqu’à l’intervention précipitée d’agents en combinaisons de protection. Ceux-ci, représentant l’organisation Async, neutralisent le Lifeform, assomment Mary, puis la transportent loin du cœur du dédale, la plaçant dans une salle d’interrogatoire controversée. La tension monte alors que l’on se demande si cette scène marque une véritable sortie des Backrooms ou si l’univers de la dimension continue de l’emprisonner.
Le mystère de la salle blanche et la réalité de Mary
Le film propose une nouvelle étape en présentant Mary face à Phil, un scientifique d’Async, dans une pièce presque vide, éclairée brutalement. Il lui explique que cette organisation, autrefois spécialisée dans les appareils d’IRM, a découvert les Backrooms par hasard, puis s’est orientée vers leur exploration et leur cartographie. Selon lui, ces espaces refléteraient en réalité la mémoire humaine fragmentée : ils reproduiraient avec imperfections des lieux familiers, façonnés par nos souvenirs souvent incomplets. Les scènes suivantes montrent Phil poser une série de questions à Mary, qui, de son côté, exige de connaître sa propre position et ce que l’organisation envisage pour elle.
La pièce où elle se trouve évoque une salle des Backrooms, avec un arrière-plan mystérieux où une bande de ciel bleu paraît immobile, comme une toile peinte. Le film laisse ainsi planer un doute quant à l’emplacement réel de cette mystérieuse base d’Async : est-elle dans notre monde ou déjà au cœur du Complex, cette dimension que l’organisation prétend étudier de loin ?
Une copie de Mary et la promesse d’un univers à suivre
Après cet interrogatoire, la scène se mute en un montage silencieux montrant la dimension copiant des lieux issus des souvenirs de Mary, y compris une version backrooms-ifiée de la salle d’interrogatoire. On y aperçoit un double de Mary, muté et figé, renforçant la thèse selon laquelle, si l’on a la chance de s’échapper, les Backrooms conservent une trace de nous pour l’éternité. La symbolique est claire : ces espaces deviennent une prison de la mémoire, où les traumatismes et regrets du passé tournent sans fin.
Ce final s’ancre aussi dans la biographie des personnages : Clark, détruit par ses échecs professionnels et personnels, et Mary, hantée par ses souvenirs familiaux difficiles. Les Backrooms apparaissent ainsi comme une incarnation de la mémoire douloureuse, une prison où les regrets se répètent. Kane Parsons, dans ses déclarations, a confirmé ne pas vouloir donner une interprétation unique à cette fin, précisant qu’elle n’est pas un rêve, mais une porte ouverte vers de nouvelles aventures dans cet univers labyrinthique. La dernière image de Mary, énigmatique, laisse donc la place à l’imagination pour la suite, laissant entendre qu’un approfondissement de cet univers sera à suivre.
En résumé, selon Télé Star, cette conclusion ouverte incite à voir Backrooms comme une porte vers une saga inachevée, où mémoire, traumatisme et réalité se confondent de façon ambiguë. La dimension s’inscrit dans une réflexion subtile sur la façon dont nos souvenirs façonnent notre perception de la réalité, tout en promettant de futures intrigues dans cet univers captivant. Retrouvez l’article complet sur Télé Star.
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