Selon Télé Star, l'acteur et humoriste Artus a récemment levé le voile sur les nombreuses difficultés rencontrées lors de la préparation de son rôle dans le prochain film Les Caprices de l’enfant roi, réalisé par Michel Leclerc. Ce long-métrage, dont la sortie est programmée pour le 24 juin dans les salles françaises, lui offre l’opportunité d’interpréter le personnage emblématique de Cyrano de Bergerac. Connu pour ses talents comiques, Artus s’immerge pour cette incarnation dans une démarche radicale, notamment physique, qui l’a conduit à porter une importante prothèse de nez, fidèle à l’image du personnage conçue par Edmond Rostand.
Une transformation physique exigeante et déroutante
Dans une interview accordée à Quotidien, l’acteur est revenu sur les coulisses de cette transformation. Il explique qu’il a dû consacrer une heure par jour aux maquillages pour se faire poser la prothèse, une étape qui requerrait patience et endurance. Artus raconte également avoir essayé plusieurs modèles de nez pour obtenir celui qui correspondait le mieux à la vision du film : « Je me rends compte que c’est une galère pour les acteurs qui portent une prothèse parce que ça gratte. Je suis allergique un peu à tout, donc je me mouchais souvent. » La solution qu’il a trouvée ? Il révèle s’être servi d’un aspirateur pour se débrouiller lui-même afin d’éviter les désagréments liés à la transpiration et aux poches d’eau qui pouvaient se former entre sa peau et la prothèse.
Les défis et le plaisir d’un look atypique
Artus précise que porter cette prothèse n’était pas chose agréable, évoquant une gêne constante : « Le nez est une zone qui transpire et il y avait la prothèse, donc parfois, il y avait des poches d’eau entre mon nez et la prothèse. C’était génial ! » Malgré ces désagréments, il se dit satisfait du résultat final, notamment parce qu’il aime l’aspect un peu tordu que lui confère cette pièce. Selon lui, cela permet de rendre le personnage plus crédible, en accentuant l’idée qu’un tel nez ne peut qu’avoir été déformé par des coups ou des accidents. La production a d’ailleurs justifié cette caractéristique, soulignant que Cyrano, à cet âge-là, aurait forcément un nez cassé ou dévié. Artus explique : « J’aimais bien que ce soit un peu tordu, car quand tu le vois, tu te dis qu’il s’est déjà défoncé quelque part. »
Un franc-parler assumé et une perception personnelle
Connu pour sa franchise, Artus ne mâche pas ses mots. Lors de son passage dans Quotidien en janvier dernier, il n’a pas hésité à tacler l’animateur Cauet, qu’il a rencontré lors de l’émission. Selon lui, le journaliste Philippe Corbé lui ressemble un peu à Cauet, un animateur radio connu pour son humour décalé. Il a affirmé que “ça faisait du bien de voir Cauet dire des trucs intéressants”, ce qui reflète son style direct. En dehors de ses confidences sur la transformation pour Cyrano, Artus évoque également son rôle dans Les Caprices de l’enfant roi, où il partage l’affiche avec des stars comme Franck Dubosc, Niels Hamel-Brochenn, Doria Tillier et Julia Piaton.
Ce témoignage dévoile ainsi une facette plus personnelle de l’artiste, qui ne rechigne pas à parler ouvertement des efforts et des aspects peu glamour liés à sa carrière. La sortie du film promet de révéler une nouvelle dimension de son talent, mêlant comédie, authenticité et un regard sans détour sur les défis du métier d’acteur. Une preuve supplémentaire que, derrière la façade souvent brillante, se cachent parfois des sacrifices et des efforts importants, aussi bien physiques qu’intellectuels.
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